The Evil Within : digne successeur de Resident Evil ?

Written by on 20 octobre 2014

C’est un fait, le survival horror est en perte de vitesse, peinant à se réinventer alors que les titres se multiplient. Il est désormais rare de trouver des jeux qui vous procurent un vrai sentiment de frisson et si les joueurs se sont accommodés à ce que la peur disparaisse de leur expérience de jeu, ils se contentent désormais d’un certaine dose de « pression ». C’était déjà la constat sur Resident Evil 4. Histoire simplissime, revisite complète du gameplay, moins rigide que les précédents opus de la licence et davantage tourné vers l’action avec une caméra dans le dos du personnage. L’idée était alors de survivre à des hordes de mutants en colère et non plus de traverser des portions entières de couloirs sombres sans croiser âme qui vive. C’était novateur et cela avait fonctionné sur RE4. Le changement était amorcé.

The_Evil_Within_EgamerzAvec plus ou moins de succès, d’autres se sont engouffrés dans la brèche. Dead Space, premier du nom, reprenait avec bonheur ce credo, tout en parvenant à créer une ambiance bien à lui. Une licence qui promettait avant qu’elle ne cède progressivement aux sirènes de l’action à outrance et du grand spectacle (Dead Space 3 ne ressemble plus à grand chose). Resident Evil s’était déjà perdu depuis son 5ème épisode, préférant tuer son jeu pour élargir son public. Le 6 ne sera qu’une mascarade et l’épisode Revelations tentera fadement de revenir aux sources. D’autres licence comme FEAR ou Silent Hill ont poursuivi leur route avec plus ou moins de bonheur.

The_Evil_Within_EgamerzEt puis vint The Evil Within. Fruit du travail du papa de Resident Evil (Shinji Mikami), ce nouveau jeu typé horreur/thriller psychologique se distingue des autres titres par une esthétique particulière, un « grain » visuel assumé pas désagréable mais un peu poussif techniquement (des textures apparaissent souvent en retard). Le jeu est une véritable plongée dans la folie, avec des situations toutes plus étranges ou gores les unes que les autres, des boss mémorables et des références multiples aux plus grands jeux du survival horror (Resident Evil, Silent Hill) ou au cinéma d’horreur. The Evil Within est une grosse réussite, à l’ambiance soignée et oppressante, qu’il faut d’urgence se procurer, sous peine de passer à côté du digne héritier de cette longue tradition de jeux du survival horror. En espérant que la licence perdurera, qu’elle saura se renouveler et qu’elle ne tombera pas dans les travers de ses glorieuses aînées.


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