Le succès d’un jeu

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Le jeu vidéo est une entreprise régie par les chiffres. Les chiffres de ventes, les bénéfices, les notes des tests… Ce sont souvent ces nombres qui sont utilisés pour «évaluer» le succès d’un titre. Mais alors, pourquoi des licences comme Call of Duty et Fifa (décidément, ce sont des cas d’école) sont souvent conspués voir haï par une large partie du publique qui sait se faire entendre ? Or, l’éditeur sort un jeu par an, c’est que ça marche. De plus, est-ce parce qu’un jeu se vend bien qu’il témoigne d’une certaine qualité ? Tout est relatif, et c’est le sujet de cette chronique.

Le succès critique

On pourrait penser que lorsque qu’un jeu reçoit un accueil critique favorable, il se vendra bien. Et c’est souvent vrai. Mais ça n’est pas une règle immuable. À titre d’exemple, Metroid est une saga très apprécié et reconnu par les joueurs, et pourtant les ventes ne suivent pas. Même pour le légendaire Super Metroid. D’autres exemples viennent illustrer ces propos à travers différentes générations de consoles : Zelda Majora’s Mask, Okami, Pandora’s Tower Les raisons peuvent être multiples : éditeur boudé, mauvaise campagne marketing, sortie mal placée, etc.

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De plus, même avec un bon accueil critique et commercial, il n’est pas dit que le jeu marque suffisamment pour rester sur nos étagères encore 10-15 ans après sa sortie. C’est peut-être bien là la preuve qu’il est parfois bon de prendre du recul. Cependant, le succès critique ne fait pas tout,. Et c’est souvent les chiffres de ventes qui persuaderont un éditeur à faire des suites.

Le succès commercial

Le récent flop de la Wii U nous a permis de constater les limites de l’évaluation d’un succès par les chiffres. En effet, si une console se vend peu, toutes les exclusivités produites pour le hardware en question se vendront bien moins. Ce qui amène la question suivante : les ventes d’un titre doivent-elles être considérées en tant que tel ? Ou doit-on prendre en compte un ratio vis-à-vis du parce de machine installé ? C’est ainsi qu’un titre multi-support voit ses chances de ventes multipliées, contrairement à une exclusivité. C’est aussi comme ça que naît un certain cercle vicieux de non-succès. Une console à du mal à se vendre, donc les éditeurs ne veulent pas produire de jeux dessus, du coup son catalogue appauvrit ne donne pas envie aux joueurs qui ne l’achèteront pas, etc… Pourtant, il suffit parfois d’une ou deux bonnes exclus pour bien démarrer, la preuve : la Switch. Mais nous divaguons…

En outre, peut-on considérer un jeu comme un réel succès lorsque l’on retrouve énormément d’exemplaires difficiles à écouler chez les revendeurs spécialisés et en vide-grenier ? Car oui, la hype au moment de la sortie et le martellement marketing y sont souvent pour beaucoup sur les ventes. Et pas seulement dans le jeu vidéo. Rappelons que le film Street Fighters avec JCVD a été un gros succès !

Et l’occasion dans tout ça ?

Il faut savoir que marge de bénéfice dégagé par l’achat d’un jeu d’occasion ne profite qu’à la boutique où vous l’avez acquis. Ainsi, vous ne participez pas au chiffre d’affaire dégagé par le jeu, et l’éditeur ne gagne pas d’argent. D’où les tentatives de limiter, voir, détruire le marché de l’occasion. On citera des titres comme Dragon Ball Supersonic Warriors 2, Resident Evil Mercenaries 3D, ou encore la pratique du code d’activation… On notera tout de même que plus un jeu est difficile à trouver en occasion, plus il a tendance à grimper dans l’estime et l’imaginaire collectif.

Encouragez intelligemment

Pour encourager un jeu ou une licence, il faut l’acheter neuf. Malheureusement, si un jeu n’est pas assez rentable, sa licence est mise en danger. C’est pourquoi, il est conseillé d’investir votre bourse prudemment et de vous montrer peut-être plus sélectif vis-à-vis de vos investissements. À vous de voir si un jeu mérite d’être acheté neuf ou non.

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