Jeu indé de la semaine : Ori and the Blind Forest

Written by on 11 février 2016

La chronique de Murdoc

Sublime. C’est le premier mot qui vient instantanément à l’esprit, passé l’effet de surprise des débuts sur Ori and the Blind Forest. Avec sa direction artistique phénoménale, le petit bébé de Moon Studios promet monts et merveilles.

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Impossible de parler de ce titre sans évoquer ses graphismes somptueux, ses animations
dingues (tout, absolument tout est en tout mouvement autour de vous, que ce soit les arbres, les feuilles, les hautes herbes), le rend à l’écran est absolument hallucinant de beauté et de maîtrise. On se prend à s’arrêter à torts et à travers (ce qui ne nous pénalise pas vraiment vu la relative lenteur du récit) pour admirer les paysages en fond, la multitude de détails foisonnants aux alentours. D’ailleurs, cette direction artistique n’est pas sans rappeler celle des productions de Myazaki et des studios Ghibli. Dans ce contexte onirique et féérique, une voix d’outre tombe nous conte une étrange histoire, où par un soir de tempête un petit être de lumière a été séparé de son arbre (qui fait incroyablement Ori_and_the_Blind_Forest_Egamerzpenser à l’arbre Mana de la saga du même nom, les fans apprécieront) et qui doit retrouver son chemin à travers le monde, affrontant les dangers et le mal que la tempête a réveillé… Ce petit être, c’est Ori.

Inutile de le cacher, le gameplay du jeu est extrêmement simple mais pas basique. Une subtilité pas si anodine puisque plus le jeu avance plus les capacités du héros évoluent tout en gardant une bonne prise en main. Le petit Ori devra accumuler des sphères de lumière tout au long de son périple, sphères qui lui permettront de débloquer de nouvelles aptitudes. Simple mais bien amené et suffisamment intelligent pour ne pas rendre le gameplay ennuyeux. Une des très bonne cordes que le jeu compte à son arc réside de toute façon dans son système de checkpoint, que le joueur est libre de disposer à sa guise dans les différents niveaux, pourvu qu’il lui Ori_and_the_Blind_Forest_Egamerzreste une sphère d’énergie. Sans ce précieux sésame, pas de sauvegarde et un risque d’être puni. Le challenge s’en trouve considérablement grandi. Le système de progression est quant à lui bien rythmé par une narration maîtrisée mais vous contraindra à mourir des dizaines et des dizaines de fois avant de pouvoir traverser certains passages. Bizarrement – et à la manière d’un Limbo – le jeu en impose tant que recommencer tient presque du privilège, retardant l’échéance inévitable d’une fin de jeu que nous vous laissons bien sûr découvrir.

Ori_and_the_Blind_Forest_EgamerzEn résumé :
Ori and the Blind Forest est, n’ayons pas peur de le dire, sans doute déjà l’un des tous meilleurs jeux indé de 2015. On y trouve de tout : de la maîtrise graphique, un gameplay intuitif et malin, une narration prenante et poétique. C’est très fort et le jeu semble prendre un malin plaisir à nous le rappeler à chaque instant. Quel bonheur. Quelle réussite. On ressort d’Ori and the Blind Forest come d’un voyage initiatique : épuisé mais accompli. Peu de jeux peuvent se vanter de procurer de telles émotions. Malheureusement pour les joueurs Playstation, il faudra encore attendre pour voir le jeu sur leur console chérie…

Votre serviteur, Murdoc.

Date de sortie : 11 mars 2015

Développeur : Moon Studios

Éditeur : Microsoft Studios

Plateforme : PC, Xbox One, Xbox 360

Prix : 19,99 sur Steam


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