Jeu indé de la semaine : Neverending Nightmares

Written by on 2 octobre 2014

La chronique de Murdoc

Imaginez vous revivre continuellement le même cauchemar, sans interruption ni répit. C’est l’expérience déconcertante et angoissante qui vous attend dans Neverending Nightmares. Plongé dans un sommeil sans fin, vous êtes un jeune homme poursuivi par ses démons et le fantôme de sa jeune soeur morte, contraint d’errer dans les couloirs de son esprit (dans tous les sens du terme) pour trouver des réponses. Si l’histoire ne révolutionne pas le genre et c’est peu de le dire, ce petit jeu qui ne paie pas de mine Neverending_Nightmares_Egamerzsurprend par son atmosphère terriblement glauque, qui oppresse le joueur sans lui proposer véritablement de défi. Ici, l’idée est davantage de déambuler, comme on le ferait dans un vrai cauchemar, et d’échapper aux monstruosités qui hantent l’esprit dérangé de notre héros. Un énième jeu d’horreur ? Ne partez pas tout de suite.

Neverending Nightmares est un petit bijou de réalisation graphique, bénéficiant d’une patte artistique raffinée et peu vue dans le genre indie, très inspirée de la bande-dessinée. En noir et blanc, le trait de crayon marqué, le jeu est une petite merveille, où la couleur rouge (du sang bien sûr) brille de tout son éclat. Comme votre serviteur est un peu
enthousiaste par sa première chronique, j’irai même jusqu’à dire qu’il y a un peu de Marjane Satrapi (Persepolis) dans les visages, notamment les yeux, des personnages. Si, si. Ajoutez à ça de petites musiques bien inquiétantes, et le tour est joué.

Neverending_Nightmares_EgamerzCe jeu est un héritier. Son créateur, Matt Gilgenbach, a déclaré s’être inspiré de célèbres licences comme Amnesia : The Dark Descent ou encore Silent Hill. Pourtant, on retrouve d’autres influences notamment de jeux moins médiatiques qui se sont aussi essayé avec succès à l’horreur psychologique. On pense d’abord à Knock Knock, et son héros qui erre dans son inquiétante maison chaque nuit, en échappant à des créatures flippantes. On pense aussi immédiatement au culte et désormais très difficilement trouvable Alice : Madness Returns, passé un peu inaperçu lors de sa sortie console. On y retrouve le même goût pour la narration décousue, pour les personnages inquiétants, pour une direction artistique osée (les cinématiques de Madness Returns sont des incontournables).

En résumé:
Neverending Nightmares, pour son parti pris graphique et pour son ambiance, remporte sans hésitation la palme du jeu indépendant de la semaine. Assez court, il est disponible sur Steam pour 14,99 €. A vous de jouer !

Un petit trailer pour vous convaincre ?

Attention tout de même à ne pas mettre ce jeu entre toutes les mains, certaines images pourraient heurter la sensibilité de nos plus jeunes amis joueurs.

Votre serviteur, Murdoc.


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