Jeu indé de la semaine : Never Alone

Written by on 26 février 2015

La chronique de Murdoc

Dans une style charmant et agréable, Never Alone expérimente la rencontre de l’art vidéoludique avec la culture d’une tribu nord-améridienne : les Inupiàt. Une alchimie subtile pour un jeu qui ne paie pas de mine et présente un réel intérêt.

Autant vous prévenir, Never Alone n’est pas un jeu qui déborde d’action. Incarnant une petite fille et un curieux petit renard blanc, on suit le récit d’une sorte de quête initiatique, à la recherche de la source d’un terrible et redoutable blizzard. De cette histoire à priori assez anodine se dégage pourtant une grande poésie, renforcée par la culture inupiat omniprésente et clairement mise à l’honneur dans ce titre. D’emblée, la démarche intrigue.

Rapidement, on se rend compte que Never Alone s’inscrit dans un genre bien précis. Scrolling horizontal (déplacements de la caméra et des personnages seulement sur cet axe), intrigue minimaliste, gameplay très simple, il s’inscrit dans les pas de grands titres indé comme Limbo ou The Cave (que nous ne manquerons pas de vous présenter un jour). Never_Alone_EgamerzSi il n’a pas la richesse de ses prédécesseurs, le jeu assume son parti pris plus délicat, presque plus contemplatif, cherchant avant tout à nous imprégner d’une culture à laquelle nous sommes totalement étrangers. Une riche idée, bien mise en scène (un narrateur nous raconte en langage inupiat les différentes péripéties) et soutenue par des graphismes vraiment réussis. Côté gameplay, le seul réel intérêt réside dans la possibilité de passer d’un personnage à un autre pour venir à bout des différentes énigmes. Chose très appréciable, vous pouvez jouer à deux ! Partager cette aventure à deux se révèle encore plus plaisant que de la vivre en solitaire.

En résumé :
Never_Alone_EgamerzNever Alone n’est certes pas le jeu de l’année mais il ne manque pas d’évidentes qualités. Avec son ton résolument juvénile (même si il y a un peu de violence quand même) et son parti pris de faire découvrir au joueur des horizons inconnus, il réussit le pari de nous embarquer dans un véritable conte pour enfants, sans fioritures et avec un certain sens du récit. En un peu moins de deux heures, on viendra à bout de ce joli voyage dans le blizzard. Un très bon jeu indé (disponible sur Steam) comme on les aime.

Votre serviteur, un peu enrhumé à cause du blizzard mais ravi, Murdoc.


Reader's opinions

Laisser un commentaire


Continue reading

[There are no radio stations in the database]
// JavaScript pour le player