Les suites

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Récemment, un titre financé à hauteur de plus de 2 400 000 € par une campagne Kickstarter a vu le jour : Yooka-Laylee. Développée par des anciens de chez RAR, ce titre est souvent montré comme étant le succèsseur spirituel de Banjo-Kazooie. Que ce soit par ses mécaniques de gameplay, son level design, et son ambiance cartoonesque et colorée. Faire une suite peut sembler plus simple qu’une création originale de prime abord. La communauté est déjà installée et la fibre du jeu est déjà ancré dans l’imaginaire collectif. Et pourtant, tous les studios de développement n’abordent pas les suites de la même façon. Certains tente d’innover encore et toujours plus, d’autre préfère refaire à peu de chose près la même chose. Mais alors, quels sont les «critères» d’une bonne suite ? Qu’est-ce qui fait que certains titres soient plus légitimés comme suite que d’autres dans l’estime des joueurs ?

Les enjeux d’une suite

À l’instar d’un remake, une suite se doit d’avoir la même ADN que le premier opus, tout en proposant suffisamment de nouveauté pour susciter l’intérêt. Par exemple, Dead Island Riptide est plutôt un bon jeu en soit. Mais il ne propose pas assez de nouveautés vis-à-vis de son prédécesseur pour avoir fait l’unanimité à sa sortie. Tout est question de dosage. C’est ainsi que trop de changement peut complètement dénaturer une licence. On pensera à Final Fantasy XIII qui a déçu une grande partie de sa fanbase. À l’inverse, Activision et EA jouent la carte de la sécurité : refaire la même chose tous les ans. Ça marche, les gens achètent, pourquoi changer ? En outre, une trop longue attente renforce les espérances et les exigences du publique. Les critiques se verront donc plus musclées.

Les fausses suites

Porter le même nom qu’un autre jeu et lui succéder n’est pas systématiquement synonyme que le titre est la suite chronologique. On pensera à des licences tel The Legend of Zelda, Star Ocean, ou la saga des Tales of… Chaques titres de chacune de ces franchises ont en commun un univers, un gameplay, et une ambiance. C’est aussi un technique marketing plus ou moins habile d’attirer les fans historiques pour susciter leur intérêt. C’est ainsi que Square Enix appose le tampon Final Fantasy sur un peu tout et n’importe quoi. Envers et contre toute cohérence artistique.

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Les suites spirituelles

On utilise cette appellation pour qualifier un jeu dont on retrouve tous les codes qui font yookapreview2l’identité d’une autre licence ou d’un autre titre dans ledit jeu. Les exemples sont nombreux : Yooka Laylee, Mighty no 9, The Last Guardian…D’ailleurs, ce sont souvent les mêmes studios, ou les même développeurs au service d’un autre studio qui sont à l’origine de ces curiosités. C’est ainsi qu’il y a fort à parier que le prochain jeu créé par Hideo Kojima suite à son départ de Konami potera la patte si particulière de ce créateur de renom.
Cependant, une trop forte inspiration vis-à-vis d’un autre jeu à succès fera vite accuser les créateurs de plagiat, ou le titre de pâle copie. Les jeux comme PlayStation All-Stars Battle Royale, Unearthed, ou Cocoto Kart Racer sont un bon exemple.

N’oublions pas d’être critique

En dépit de la relative fainéantise de la part de certains éditeurs sur le terrain de suites, ce processus est tout aussi audacieux que le remake que nous avons déjà eu l’occasion d’aborder dans cette chronique. Néanmoins, il est regrettable de voir que la presse spécialisée sanctionne si peu le manque d’innovation et la relative facilité du procédé créatif chez certaines licences. En outre, l’un des problèmes du système en place, c’est qu’il faut acheter pour encourager. Du coup, comment chacun a son humble niveau peut aider un titre à prospérer sans avoir à mettre la main au porte-feuille ?

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