Les micros transactions

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Les joueurs ont râlé, et il est difficile de leur donner tort… Récemment, le dernier jeu d’EA a fait parlé de lui, mais pas pour ses qualités malheureusement. En effet, Star Wars Battlefront II est payant, jusque là rien d’anormal. Seulement, il propose aux joueurs qui le souhaitent d’acheter des armes et équipement pour pouvoir booster les capacités de son avatar en ligne. 2100 dollars seraient nécessaires pour obtenir l’intégralité du contenu du jeu ou 4 528 heures de farming intensif si l’on souhaite les obtenir de façon gratuite. Le mot est dit : Electronic Arts est allé trop loin ! Rien d’étonnant de la part de l’éditeur de FIFA. Mais sur ce coup, les associations de consommateurs ont été sasies.


Le micropaiement est-il le nouveau cancer du jeu vidéo ? Doit-on remettre en question le statut du jeu vidéo ? Intitule de préciser que cette chronique sera, en quelque sorte, un coup gueule et que l’objectivité ne sera pas toujours présente, vous l’avez déjà compris.

Farmer ou acheter ?

Le micropaiement (aussi appelé microtransaction) est un service de paiement permettant d’acheter des services ou des contenus de faible valeur unitaire. Battlefront II n’est pas le premier à utiliser ce modèle économique, là où le bas blesse, ce que ce titre est payant à l’acquisition à hauteur de minimum 60€. Or, le principe des micro-transaction a souvent été appliqué pour des jeux en free-to-play, c’est-à-dire gratuits et sans abonnement. On peut donc s’y retrouver lorsque l’on achète pas le jeu, mais verser un paiement peu élevé de temps à autre, C’est sur cette base financière que repose plusieurs jeu, dont le célèbre League of Legend. Cependant, dans le cas présent EA adopte le modèle financier d’un free-to-play sur un jeu PAYANT. De plus, l’éditeur se permet même de vendre ses contenus virtuels à des montant complètement grotesques !

Jeu vidéo ou jeu d’argent ?

Le réel souci de la stratégie d’EA, c’est le caractère Pay-to-win. Ce qui, non-content de favoriser certains joueurs à d’autres, c’est l’expérience de jeu qui se retrouve altérée. C’est d’autant plus dommage quand c’est sur un jeu qui se joue quasi exclusivement en ligne. Par conséquent, ces objets n’auront aucune utilité dan l’aventure principale, même si celui-ci est plutôt anecdotique. En outre, les lootbox vendues sont hasardeuses ! C’est un réel problème, car il serait probablement tentant de mettre la main au portefeuille…

https://www.youtube.com/results?search_query=ico+battlefront

Jusqu’ou iront-ils !?

Le marché du jeu vidéo est un business, c’est un fait. Aucun éditeur ne publiera un jeu pour vos beaux yeux. Mais il y a des limites, il ne faut pas qu’un jeu devienne un business à lui seul. Certains éditeurs se sont déjà rapproché de très près du côté abusif de cette pratique, on pense notamment à Activision et son Destiny en kit avec fin payante. Imaginez une « fusion » entre ces deux procédés ? Payer pour continuer de jouer ? Payer pour chaque quête annexe ? Il semble évident qu’aucun joueur doué de raison n’accepterait un tel système.

La grogne des joueurs est-elle justifiée ?

S’il est encore possible de trouver des points positifs aux DLC (avec un peu d’effort quand même), cette pratique passe bien plus mal. Cependant, ce serait oublier que les DLC, à leur apparition, c’était la même chose. Est-ce que d’ici une dizaine d’années nous accepterons ce modèle économique ? Rien n’est moins sûr, et il faut espérer que non. Car on arrive à un point où, finalement, le jeu est payant, et les contenus additionnels dépassent le prix d’achat du jeu. Avec ce genre de pratique, les éditeurs ne font que se mettre la communauté à dos. De plus, les jeux à format épisodique, et les DLC déjà bien installés dans le paysage vidéoludique n’aident pas… Et avec le tout dématérialisé qui semble pointer le bout de son nez, finalement, c’est presque un encouragement à pirater. Et c’est triste à dire…

 

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