Jeu indé de la semaine : Journey

Written by on 16 janvier 2015

La chronique de Murdoc

C’est avec une immense tristesse que la chronique de votre serviteur reprend en 2015. Alors c’est un peu le coeur lourd que j’écris aujourd’hui. Alors pour la vie, aujourd’hui nous allons célébrer la beauté dans cette chronique.

La beauté d’un jeu comme on en fait trop peu. Sans aucun doute, vous n’êtes pas passé à côté de Journey, sorte d’ovni vidéoludique, malheureusement encore actuellement seulement disponible en téléchargement sur le Playstation Store ou bien vendu en magasin en coffret collector (avec Flower et FlOw, deux autres jeux de Thatgamecompany, créateurs du titre). Alors oui, le jeu n’est pas à proprement parler indépendant, dans le sens où Sony, partenaire, a largement contribué à sa production. Mais il mérite qu’on s’intéresse à lui, il mérite d’être découvert sous toutes ses coutures.

Dans Journey, vous incarnez un mystérieux personnage, sans identité et curieusement vêtu. Au loin, votre objectif : l’imposante montagne dont on comprend très viote qu’il va Journey_Egamerznous falloir la gravir. Très vite, on est bluffé par l’ambiance et les graphismes du jeu. C’est grandiose, c’est majestueux, c’est envoûtant (le jeu rappelle par moment le célèbre Shadow of the Colossus). Comment ne pas être frappé par le charme onirique de ces dunes et par l’apaisante bande-son, une des autres réussites majeures du titre. Conquis, on a alors plus qu’une seule chose en tête : parvenir en haut de la montagne et découvrir notre histoire.

Et c’est là qu’intervient la partie la plus remarquable du jeu. Impossible de ne pas vous l’expliquer sans vous raconter mon expérience de joueur. Alors que je m’acclimatais paisiblement au gameplay, somme toute très simple, de Journey, j’ai rencontré un autre Journey_Egamerzjoueur. Un inconnu, un type comme moi qui se trouvait là et que le jeu vous permet de rencontrer. En effet, chaque joueur sera mis en relation avec un autre, pour vivre l’aventure à deux. Seul moyen de communiquer : une touche qui vous fait émettre un petit son délicat. Ensemble, il va falloir vous épauler pour venir à bout des épreuves et traverser les différents environnements. c’est ce que j’ai fait, avec cet inconnu. Nous avons escaladé des parois gigantesques, nous avons affrontés des tempêtes, nous nous sommes cachés au fond de grottes pour échapper à des ennemis monstrueux, nous avons glissé le long des dunes avec des raies des sables, nous avons construits des ponts et nous nous sommes portés secours. Pendant notre périple, nous avions à coeur de ramasser des gemmes, qui faisaient grandir nos capes et nous permettaient de voler et sauter toujours plus loin, toujours plus longtemps.

C’était une expérience incroyable, difficilement racontable car pour peu que vous vous Journey_Egamerzinvestissiez dans le jeu pour quelques heures (d’une traite) vous allez vivre une expérience extraordinaire. Pas question de vous livrer le fin mot de l’histoire. Ce serait trop bête. Et ce qui est sûr, c’est qu’aucun d’entre nous ne vivra la même aventure. Journey est un jeu qui vous prend au ventre, vous tient doucement la main et vous laisse avec une larme au coin de l’oeil. Une douceur que j’ai rarement vécu dans les jeux vidéos. Quelques minutes après avoir terminé mon aventure, j’ai reçu un message privé via ma Playstation. C’était mon compagnon de galère qui me disait, en anglais : « Merci pour ce moment, je ne l’oublierai pas ». Je l’ai chaleureusement remercié et nous nous sommes quittés ainsi.

Journey_EgamerzEn résumé :
En ces temps de chagrin, Journey pourrait être un jeu salvateur, un de ces jeux qui vous redonne fois en la douceur et le partage. Un jeu qui vous donne envie de vivre des moments simples, plongés dans un univers enchanteur et qui vous plonge pour quelques heures seulement, dans une aventure captivante. Tout le monde ne pourra pas y jouer,
mais si vous avez un ami, un cousin, une soeur, qui le possède, n’hésitez pas. « Il y aura des lendemains qui chantent », c’est ce que semble nous dire Journey. Alors merci pour ce moment.

Votre serviteur, chagriné mais debout, Murdoc.


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