La dématérialisation

Pas de commentaires

Ça y est, la dernière-née de chez Nintendo a débarqué ce vendredi 3 mars dernier, la Switch. Qu’on apprécie ou non le constructeur, ou sa machine, la sortie d’une console est toujours un évènement. Parmi les différents tests qui circulent çà et là sur la toile, on retrouve un défaut souvent relevé : la faible capacité en mémoire interne de la console, 32 Go (extensible par carte SD tout de même). Cela pourrait être suffisant si nous n’étions à l’heure de la dématérialisation.

En effet, le marché est de plus en plus présent, en témoigne le succès fulgurant de Steam. Cependant, nous notons un comportement assez réfractaire chez les joueurs consoles. Quels sont les avantages liés à ce mode de consommation des jeux ? Et surtout, les jeux physiques sont-ils destinés à disparaître ?

  SteamOS_1

Rappelons les bases

Avant d’évoquer les différents aspects et enjeux, rappelons ce qu’est la dématérialisation. Ça consiste en l’acquisition d’un jeu entièrement stocké sur un espace virtuel. De sorte, le jeu est enregistré sur le disque du support sur lequel vous jouez, rendant ainsi l’échange, le prêt, ou la revente impossible.
La dématérialisation des jeux vidéo est principalement apparue lors de la 7ème génération, avec un accès internet démocratisé et les consoles connectées (tout comme les DLC).

Chez les joueurs PC

La pratique «contraint» depuis longtemps les pécéistes au démat’. En effet, les jeux ne sont disponibles qu’avec un code servant de clé d’activation. Donc, même un jeu acheté en version physique ne pourra être joué sans ce fameux code. En outre, depuis très longtemps, sur PC les jeux sont rapidement piratés et partagé sur le web. En conséquence, nous évoquerons assez peu le cas des pécéiste dans cet article.

Chez les joueurs consoles

Tandis que la communauté console, portable ou de salon, a des habitudes de jeux bien différentes. Effectivement, on note deux comportements distincts dans les habitudes de consommation :
– ceux qui achètent les jeux neufs, dès leurs sorties. Ceux-là vont se dépêcher de le terminer, afin de le revendre assez vite pour amortir son achat et consommer le prochain jeu qu’il voudra s’offrir à sa sortie.
– ceux qui achètent les jeux neufs ou occasion, et qui garderont leurs biens. Ceux-ci aiment garder, prêter, et rejouer à leurs jeux. Ils aiment afficher leurs collections sur des étagères. D’ailleurs, les retro-gamer
s font partie de cette catégorie.

ps-store-new-design-on-ps4-screenshot-1Dès lors, on comprend pourquoi la dématérialisation ne provoque pas d’engouement pour ces joueurs. C’est ainsi que lors de l’annonce du modèle économique pensée par Microsoft pour la sortie de la Xbox One provoqua une véritable levée de bouclier. Le constructeur, face à un tel boycotte de la communauté, s’est ravisé pour revenir à quelque chose de plus classique.

À savoir qu’en plus, un jeu sur support non-physique coûtent le même prix qu’un jeu physique. Voir plus, puisque rare sont les promotions. Tandis que les prix des jeux physiques ont tendance à décroitre avec le temps. Sachant que l’échange, le prêt, ou la revente sont impossibles, et que cette pratique réduit le coût pour l’éditeur, cela laisse une certaine amertume.

En outre, si Microsoft faisait faillite demain (hautement improbable, mais imaginons), pour les joueurs ayant passé à la caisse pour l’achat de jeux dématérialisés, la probabilité que le Xbox Live et vos achats ne soient pas conservé est forte. Alors qu’aujourd’hui, on peut toujours jouer à la Megadrive avec les cartouches. Il y a donc un aspect temporalité qui pèsent son poids dans la balance.

058_2

Enfin, plus le démat’ gagne du terrain, plus nos petites boutiques de proximité disparaîtrons. Or, nous apprécions tous ces lieux de convivialité, de bons conseils, voir de rencontres même.

Mais alors, quels sont les points positifs ?

Le marché du dématérialisé permet aux indépendants et studios de petite envergure de publier un jeu sans passer par un éditeur, ce qui rend le circuit plus simple et permet de découvrir des titres qui auraient difficilement pu voir le jour par le biais d’un circuit de distribution traditionnel. On notera des titres marquants comme Super Meat Boy, Fez, ou Binding of Isaac.


De plus, ceux qui ont peu de place, ou n’aiment pas accumuler les titres qui prendront la poussière y trouverons leur compte.

En fin de compte

De nombreuses rumeurs circulent concernant les prochaines générations de console qui tendent à mettre en place un marché du TOUT dématérialisé. Néanmoins, la communauté ne semble guère prête à s’aligner sur un tel modèle économique. Et il est aisé de comprendre pourquoi. La dématérialisation doit rester une option, qui permet une alternative au réseau de distribution classique, et non une obligation. Il y a fort à parier qu’une telle décision serait non seulement mal accueillie, mais qu’en plus, le marché du jeu vidéo en générale prendrait un sacré coup.

1437731445-1466-card

Faisant disparaître les boutiques spécialisées, déjà très mise à mal ces dernières années (merci la loi Galland), ainsi que les revendeurs.

Facebooktwittergoogle_plusredditlinkedinmail

0 commentaires

laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.