Jeux indé de la semaine : The Park

Written by on 6 novembre 2015

La chronique de Murdoc

J’en entends déjà qui râle au fond de la salle. « Oui, Murdoc, t’étais passé où ? Tu faisais quoi pendant tout ce temps ? Et ta chronique ? ». Allons mes chers amis, ne vous inquiétez pas tout est rentré dans l’ordre et votre serviteur peut reprendre sa chronique et vous informer chaque semaine de son coup de coeur de l’indépendant.

Sans plus attendre, et pour ne pas trop faire durer le suspense insoutenable, compromis j’en conviens par le titre de cet article, plongeons nous dans le vif du sujet. The Park donc. On pourrait penser le cocktail parc d’attraction + horreur = survival épuisé jusqu’à la racine. Pourtant The Park est une vraie (bonne) surprise. Dans la peau d’une jeune maman The_Park_Egamerzpassablement dérangée (le mot est faiblez), on se lance à la poursuite de Callum, un enfant très agaçant qui a tendance à vouloir se cacher tout le temps. Survival en vue à la première personne, The Park tient davantage du film d’épouvante que du véritable jeu de survie. En effet, le jeu mise tout sur sa narration très noire et son ambiance soignée pour faire frissonner son jouer. Et/ou le mettre carrément mal à l’aise.

Une ambiance ça se travaille, ça se bichonne et ça se créée, pierre par pierre. Le jeu évite le systématisme du jumpscare et se concentre sur son atmosphère, menant petit à petit le joueur sur un chemin sinueux aux confins de la folie. Chaque élément semble à sa place et au final, même si le jeu n’est vraiment pas très long, l’ensemble se tient. On pourra tout de même lui reprocher une qualité d’écriture inégale, les meilleurs moments se situant très clairement au début. A tout moment, il vous est possible d’appeler Callum, une action qui The_Park_Egamerzdiffère selon le moment où vous le faites et qui se traduit par l’inquiétude plus ou moins perceptible dans la voix de la maman apeurée. Sans s’en rendre (vraiment) compte, le joueur participe ainsi directement à l’ambiance et modèle d’une certaine façon son expérience de jeu. On en vient à cliquer par instinct et à le regretter de temps en temps, troublés par la voix tremblotante de l’héroïne. Une héroïne au passé bien ténébreux mais je ne vous en dis pas plus… Bande de petits coquins ! Il va falloir vous y coller !

En résumé :
The Park est un jeu à vous coller le frisson, du genre qui dérange un peu et qui fiche un peu la trouille aussi. Même si il ne révolutionne rien et que son thème a déjà été maintes fois utilisé, ne serait ce que dans le genre vidéoludique (on se souviendra par exemple du manège sensationnel de Silent Hill 3), The Park touche juste et il est important de relever le travail phénoménal apporté à l’ambiance de ce titre. Bravo messieurs les développeurs et vous joueurs, si l’expérience vous tente, les portes du parc vous sont grandes ouvertes…

Votre serviteur, prostré dans un coin du train fantôme, Murdoc.


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