Jeu indé de la semaine : Apotheon

Written by on 23 juillet 2015

La chronique de Murdoc

Bien loin de la soif de vengeance du célèbre Kratos, anti-héros sanguinaire de la franchise God of War, notre jeu indé de la semaine vous propose (aussi) de gravir l’imposant Mont Olympe et d’en défier les serviteurs tout au long d’un périple qui n’a rien à envier à celui du fantôme de Sparte. Combats contre des créatures mythologiques, pouvoirs divins, le tout saupoudré d’une esthétique très inspiré des arts grecs de l’Antiquité, le David Apotheon tient la dragée haute au Goliath de Santa Monica Studios. Lève toi soldat, Zeus n’attend pas.

L’humanité est menacée par les dieux qui ne lui prêtent pas attention alors qu’elle court à sa perte. C’est sans compter sur un courageux hoplite, Nikeandreos (Nike veut dire « victoire » en grec, avec un nom comme ça en même temps…) qui décide de gravir le Mont Olympe et d’aller frapper à la porte des dieux pour les défier et les mettre devant le fait accompli.

Après un court tutoriel présenté sous forme de fresque, vous vous retrouvez rapidement dans le vif du sujet. Le jeu se présente sous forme d’un « Metroid-vania » en 2D, avec des niveaux étendus où il vous est possible (et souvent nécessaire) de faire des aller-retours Apotheon_Egamerzpour compléter différents objectifs, tous indiqués sur une map accessible via le menu et qui vous apparaîtra sporadiquement pour vous rappeler ce qu’il vous faut accomplir. Très vite donc, il vous faudra prendre en main le héros dont le maniement est fluide et dont la palette de mouvement ne va pas plus loin que le coup d’épée et le saut (au début du moins rassurez vous). Tout au long de l’aventure, vous collecterez des nouveaux artefacts et des nouveaux pouvoirs qui garantiront votre progression (sauf si bien sûr vous êtes totalement nul…) jusqu’au sommet de l’Olympe et au cours des différents niveaux que le jeu met à votre disposition. Une trentaine d’heure pour le 100%, ça a quand même de la gueule pour un titre indépendant.

Apotheon_EgamerzMais vous l’aurez compris en regardant le trailer ci-dessus, ce qui saute principalement aux yeux c’est la richesse graphique absolument époustouflante d’Apotheon. Avec cette identité graphique si particulière, calquée sur les arts antiques grecs et notamment les fresques et les poteries, le jeu est un vrai coup de poing visuel. Aux très belles couleurs s’ajoutent de superbes nuances de couleurs qui donnent aux différents tableaux une force presque irréelle. Et que dire des thèmes musicaux et de l’ambiance sonore du jeu, totalement cohérents avec la direction artistique et qui renforce encore plus l’impression de vivre une épopée surréaliste.

En résumé :
Apothéose l’Apotheon ? Si les jeux indés sont souvent connus pour leurs choix graphiques assumés (justifiés en plus par des exigences financières), Apotheon boxe dans une Apotheon_Egamerzcatégorie à part. Sur un jeu de ce calibre, une telle durée de vie, un tel choix de direction artistique sont des actes de bravoures dignes d’être salués, qui plus est pour leur remarquable exécution. On ajoutera aux qualités du soft l’excellent doublage anglais. Seul minuscule regret : une intrigue un peu trop simple même si cela relève franchement du détail. Kratos, tu peux être fier, tu as fait de beaux enfants.

Votre serviteur, hoplite un jour, hoplite toujours, Murdoc.

Apotheon est disponible sur Steam mais aussi sur PS4 ! Bande de petits veinards va !


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