Finir un jeu

Pas de commentaires

Terminer un jeu… S’il y a bien une chose pour laquelle on ne peut pas dire que c’était mieux avant, c’est bien la fin. Et pour cause, il n’a jamais été aussi complexe de donner un définition stricte et inflexible de cette notion.

Petit cours d’histoire

Les premières bornes d’arcades avaient pour objectif non dissimulé de nous faire remettre une pièce dans la  petite fente. D’où la difficulté retorse de certains titres d’ailleurs… A ce moment, le but était davantage de repousser le Game Over qu’autre chose. Atteindre la fin, avait rarement une valeur conclusive pour la narration.
Puis les consoles se sont démocratisées, et les fins avec. Si certains titres tentaient d’offrir aux joueurs quelque chose qui ne leur fasse pas regretter leurs 500 F et 30h de jeux, les développeurs les moins scrupuleux se contentaient de donner un simple « Tanks for playing ». Dans un autre contexte, on pourrait traduire ceci par un « Tu as travaillé très dur pour avoir cette augmentation. Tu l’auras pas, mais c’est bien ». Il est vrai qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une cinématique de hautes volées pour un jeu de plate-forme par exemple. Mais lorsqu’il s’agit d’un RPG ou autre type de jeu qui se gargarise d’avoir un bon scénario, la conclusion se doit d’être à la hauteur.
C’est principalement avec l’arrivée de la 3D, décidément une période charnière, que les fins ont réellement commencé à être conséquente au même rang qu’au cinéma.

L’évolution du concept de la fin d’un jeu

Il est aujourd’hui bien plus difficile de déterminer quand on fini un jeu. Notamment, car avec l’expansion des jeux online qui se fichent littéralement du scénario, parfois, ils n’en ont même pas, et dont le mode histoire est aussi anecdotique que le beurre doux en Bretagne. De plus, dans l’optique d’offrir toujours davantage aux joueurs, le nombre de quêtes annexes n’est pas négligeable. La fanbase de The Elder Scroll vous le confirmera. C’est d’ailleurs l’une des licence où le contenu annexe est plus conséquent que l’aventure principale. En outre, certains jeux possèdent plusieurs fins. Celles aux meilleures valeurs conclusives viennent souvent récompenser les joueurs les plus acharnés. On citera Pince of Persia, Tales of Symphonia, ou Mass Effect.
Un aperçu de quelques jeux comportant plusieurs fins
Enfin, les DLC qui viennent rallonger la durée de vie constituent aussi une partie non-négligeable du jeu. Au grand damne du porte-feuille…

 

Quand est-ce que c’est fini ?

Comme vu précédemment, jauger sa progression n’est pas toujours chose aisée. Étant donné que certains titres n’ont littéralement pas de fin. Alors comment ? Le nombre d’heures ? Les trophées ? L’écran de fin ? Le new game + ? Eh bien, à vous d’en décider. En effet, aucune règle ne régit la conclusion d’une œuvre vidéoludique. Et, de toute manière, la diversité des jeux ne permettrait pas une justesse absolue à ce niveau. Il serait d’ailleurs fort dommage de faire un jeu dans le seul but de le finir. Il est même possible que vous décidiez par vous-même de ne pas en finir certains. Voire pire, se forcer à terminer un jeu qu’on déteste…

Chacun sa route, chacun son chemin…

Le jeu vidéo à de particulier qu’il permet à chacun son approche de son aventure vidéo-ludique. Alors que le cinéma propose la même chose à tous, chez les gamers, le voyage ET la destinée seront propre à chacun. Atteindre la fin est donc quelque chose de très subjectif. On notera que les studios ont fait d’importants efforts depuis la naissance même du jeu vidéo. Et de plus en plus nombreuses sont les fins à nous émouvoir et nous transporter quand arrive la conclusion. C’est n’est donc plus la fin d’une aventure virtuelle, c’est la fin d’un moment de vie.

Facebooktwittergoogle_plusredditlinkedinmail

Pas encore de commentaires

laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.